Cyril Domoraud
Par Roulion le 17 juin 2009

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1992-1993 | US Créteil Lusitanos | 19 | 0 |
| 1993-1994 | US Créteil Lusitanos | 0 | 0 |
| 1994-1995 | Red Star | 36 | 0 |
| 1995-1996 | Red Star | 33 | 0 |
| 1996-1997 | Girondins de Bordeaux | 31 | 1 |
| 1997-1998 | Olympique de Marseille | 29 | 1 |
| 1998-1999 | Olympique de Marseille | 28 | 0 |
| 1999-2000 | Inter Milan | 6 | 0 |
| 2000-2001 | SC Bastia | 21 | 1 |
| 2001-2002 | AS Monaco | 22 | 0 |
| 2002-2003 | Espanyol Barcelone | 33 | 3 |
| 2003-2004 | Espanyol Barcelone | 36 | 1 |
| 2004-dec 2004 | Konyaspor | 4 | 0 |
| jan 2005-2005 | US Créteil Lusitanos | 12 | 1 |
| 2005-2006 | US Créteil Lusitanos | 27 | 2 |
| 2006-2007 | US Créteil Lusitanos | 20 | 0 |
- 1997 : Finaliste de la Coupe de la Ligue (Bordeaux).
- 1999 : Finaliste de la Coupe UEFA (Marseille).
- 2000 : Finaliste de la Coupe d'Italie (Inter).
- 51 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Le jeune Cyril Domoraud grandit dans la grisaille de la banlieue parisienne. Le foot est sa seule chance de s’en sortir alors avec l’US Créteil il s’accroche à son rêve devenir pro, même le club navigue à vue dans les divisions inférieures du championnat de France. Après des débuts prometteurs, Cyril va connaître un premier coup dur, alors que les cristoliens descendent en National : une vilaine blessure l’écarte des terrains pendant toute la saison…Il quitte alors le club et émigre au Red Star en 1994 C’est là qu’il va se révéler, grâce à un physique impressionnant. Titulaire indiscutable en défense, il fait les beaux jours du club. A l’époque, le Stade de France est en gestion et le club apparaît même comme un résident potentiel. Malgré la belle génération des Steve Marlet et autre, les Audoniens ratent à deux reprises la montée en D1. Cyril crève l’écran et fait même ses premières apparitions en équipe nationale dont il sera le pilier défensif pendant plus de 10 ans, jusqu’à la Coupe du Monde 2006.
Bordeaux va alors le chercher pour amorcer le remplacement des vieux grognards (les Didier Sénac et autre Jean-Luc Dogon). Assez aisément, Cyril franchit le palier de la D1 et réalise une très belle saison. Capable de jouer aussi bien sur le côté que dans l’axe, il contribue à la belle saison girondine et se paye même le luxe de jouer la finale de la prestigieuse Coupe de la Ligue face à Strasbourg. Malgré les petits papiers de Gilbert Bodart, les bordelais s’inclinent aux tirs au but.
Dans la foulée, c’est l’OM qui lui fait les yeux doux et l’engage. Il passera 2 ans à Marseille, dans une époque d’expansion sportive, qui lui permettra de côtoyer des stars telles que Fabrizio Ravanelli, Laurent Blanc, Robert Pirès…Dans une défense à 4 avec Patrick Blondeau, Laurent Blanc et Patrick Colleter, il assure l’essentiel malgré la forte concurrence du jeune William Gallas. L’OM va vivre une saison 98-99 exceptionnelle, avec un mano à mano haletant pour le titre avec… Bordeaux. Comme quoi… C’est Bordeaux qui bénéficiera de l’effet calendrier, jouant le PSG à la dernière journée pour une victoire scandaleuse synonyme de titre. En Coupe d’Europe l’OM atteint la finale, mais après une bagarre générale à Bologne ne demi, l’équipe qui se présente à Moscou face à Parme est pour le moins amoindri… 3-0 pour des ritaux surdopés briseront le rêve olympique.. « Un jour ou l’autre l’Europe parlera marseillais » disait la pub.. mais pas tout de suite. A l’été la machine marseillaise s’emballe et Rolland Courbis, toujours là pour effectuer quelques bons transferts, se livre un destockage massif…
Cyril Domoraud est de la charrette des départs et c’est à l’Inter de Milan qu’il signe. Les narazzuri ont toujours adoré avoir 45 joueurs sous contrat et comme de bien entendu, Cyril ne parvient pas à s’imposer… Il joue 6 petits matchs mais dispute la 3ème finale de sa carrière. Jamais 2 sans 3, l’Inter, le club de la lose par excellence s’incline sans sourciller. Ne rentrant pas dans les plans de l’entraineur, Cyril est prêté à Bastia une saison. L’air corse le fait du bien et lui permet de revenir au niveau… L’improbable se produit alors. Le Milan AC achète le joueur et le prête dans la foulée à Monaco, après un match amical révélateur des carences du joueur. Le passage monégasque n’est pas tellement plus fructueux que celui en corse et au bout d’une saison Cyril est invité à voir ailleurs…
Ailleurs c’est l’Espagne et Barcelone… non pas le FC mais l’Espanyol qui se laisse tenter par un défenseur expérimenté qui joue la CAN. En effet, la Côte d’Ivoire, après des années d’errance est en pleine progression : Finie l’époque des Ibrahima Bakayoko, place à Didier Drogba et les qualifications régulières pour les tournois internationaux. La Liga n’est pas connu pour ses défenseurs de premier choix et Cyril n’a aucun mal à s’imposer. Il passe 2 belles années, qui le permettront de se faire oublier en France… A l’issue de son contrat, personne ne vient le chercher. Bon OK il a 33 ans, mais quand même. C’est el modeste club turc de Konyaspor qui s’y colle… L’aventure ne durera que quelques mois..
En janvier 2005, Cyril boucle la Boucle en revenant à Créteil. Lors d’un match amical avec les Eléphants de Côte D’Ivoire, la France découvre qu’il existe toujours et qu’il est même le capitaine de l’équipe qui va disputer la Coupe du Monde… lui qui joue en D2. Après la Coupe du Monde et une élimination décevante au premier tour, il fait une dernière année avec Créteil avant de raccrocher les crampons…
Que devient-il ?
Cyril a une reconversion de joueur africain, écartelé entre la France et son pays d’origine. A la fois dans le business de fringue de sport et dans la formation, il a ouvert un centre, l’Académie Cyril Domoraud. Il est également propriétaire d’un club de Foot: « Juste après avoir raccroché les crampons, à Créteil en 2007, j'ai complètement coupé du foot pour profiter de mes quatre enfants. J'avais besoin de ce break de six mois pour rebondir. Aujourd'hui, je vis entre Paris et Abidjan. J'ai d'abord essayé de créer une société dans les mines en Côte d'Ivoire mais j'ai vite abandonné car ce n'était pas mon domaine, je ne maîtrisais pas tous les paramètres… Alors je me suis concentré sur le foot. Je m'occupe du Centre de formation Cyril Domoraud, que j'ai créé il y a dix ans, lorsque j'étais à l'Inter Milan.
Cette année, nous avons 200 jeunes répartis en deux sections, le centre de formation très axé sur le football de haut niveau d'un côté et de l'autre, le sport-études, dont le projet est plus éducatif. On commence à récolter les fruits de notre travail puisque nos premières promotions alimentent les sélections nationales de jeunes, qui ont participé au dernier Mondial.
J'ai une maison à Abidjan, j'y suis deux semaines par mois. Ma famille est restée vivre à Lognes, en Seine-et-Marne. J'ai également créé un club de foot, le Club Omnisports Cyril Domoraud dont je suis le propriétaire depuis 2004. On a commencé en DH et cette saison, qui commence en mars prochain, on va évoluer en D2. Je compte aussi lancer ma marque de sportswears, que je veux appeler Lees. A part ça, mes petits frères qui jouaient au foot vont bien. Gilles poursuit sa carrière pro à Nyon, en Suisse. Quant à Jean-Jacques, il a tout lâché pour la musique, il s'est lancé dans le « coupé-décalé ». Il a déjà sorti des CD en Afrique, c'est lui qui chante et moi… je danse dessus ! »
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