César-Auguste Laraignée

César-Auguste Laraignée
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10 février 1949
Argentine
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1969-1970 River Plate ? ?
1970-1971 River Plate ? ?
1971-1972 River Plate ? ?
1972-1973 Stade de Reims 36 2
1973-1974 Stade de Reims 35 4
1974-1975 Stade de Reims 38 8
1975-1976 Stade de Reims 34 1
1976-1977 Stade de Reims 21 1
1977-1978 Stade Lavallois 15 0
1978-1979 Avignon Football 84 23 0
1979-1980 FC Rouen 30 5
1980-1981 FC Rouen 12 0
1969 - 1972 :

River Plate

1972 - 1977 :
1977 - 1978 :
1978 - 1979 :
1979 - 1981 :
  • 1977 : finaliste de la Coupe de France (Stade de Reims)
  • 2 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

César-Auguste Laraignée voit le jour à Buenos Aires en 1949. L’histoire ne dit pas s’il est le fils d’un collabo immigré en Argentine après guerre mais toujours est-il que ce jeune joueur, au gabarit impressionnant pour l’époque (1,82m pour 75) s’initie rapidement aux joies du football. Il fait ses débuts en professionnel sous le maillot de River Plate. Défenseur dans le plus pur style argentin, coude en avant et rage de vaincre, il se taille une petite réputation qui l’amène aux portes de l’équipe nationale. Il fera 2 matchs avec l’Albiceleste, contre l’Uruguay et el Paraguay, pour des trophées en carton. Sa vie va réellement basculer à partir de 1971. Roger Marion, trésorier du Stade De Reims, est un fin connaisseur du championnat argentin. Il va rapporter dans ses bagages un certain Delio Onnis etrepère le rugueux défenseur. L’année suivante, il vient le chercher pour occuper l’arrière garde du club champenois.

César-Auguste débarque donc en France en 1972. Pas de période d’adaptation pour le défenseur qui forme une solide charnière avec Jean-François Jodar pour protéger le but du toujours vert Marcel Aubour. Solide club de milieu de tableau, les rémois peuvent compter sur une attaque prolifique. En effet, à Delio Onnis succède un autre grand goleador argentin Carlos Bianchi. Un air de tango flottera toujours sur al cité des sacres puisque l’avant-centre sera rejoint l’année suivante par l’ailier internationnal Santiago Santamaria. En fait c’est un peu le drame des champenois : attaque de feu et défense passoire. Au cœur des seventies, on est loin de l’âge d’or des années 50 mais le spectre de la relégation est encore hypothétique. Taulier de la défense au côté du fidèle capitaine René Masclaux et autre Jean-Pierre Brucato, César-Auguste fera même une saison 74/75 époustouflante avec 8 pions. La suite sera en dent de scie, un coup 5ème, un coup 11ème. Malgré la présence des frères Lech Bernard et Georges, de Bianchi toujours au top, le club plonge peu à peu au classement. Ainsi quand le Stade de Reims atteint la finale de la Coupe en 1977, c’est plus e signe annonciateur d’une fin de cycle que le début d’un retour en grâce. L’équipe est assez vieillissante. Sans surprise, les rémois s’inclineront en finale contre les Verts. Cette saison là, César-Auguste se blesse assez gravement au genou… il ne s’en remettra jamais.

Arrivé en fin de contrat, il est laissé libre et rejoint les rangs lavallois. L’ossature Laraignée -Kéruzoré - Ange Di Caro, avec des Claude Le Roy et autre Bernard Simondi tient bien le choc en D1. Malheureusement pour le pauvre C-A, son genou ne tient pas vraiment le choc et il ne disputera qu’une quinzaine de matchs avec les tangos. Ses plus belles années étant derrière lui, César-Auguste fait le choix de la raison et part en fin de saison pour Avignon. Chez les provençaux, en D2, il retrouve des sensations mais manque tout de même une bonne partie de la saison. Un peu à la surprise général, le club termine second du championnat. En barrage, la défaite inaugurale face au RC Lens laisse les avignonnais sur le quai. César-Auguste quitte le club et rejoint les diables rouges de Rouen, toujours en D2. Son genou tient le coup toute la saison et les Rouennais terminent à une honorable 8ème place. La saison suivante, nouvelle blessure, cette fois ce sera la dernière saison pour l’argentin. il ne disputera que 12 matchs et raccrochera définitivement, sur une belle 3ème place, annonciatrice de jours meilleurs pour les normands…

Que devient-il ?

César-Auguste ne restera pas en France très longtemps et rentrera chez lui en Argentine où il trouvera un poste de recruteur à river Plate.