Bernard Zénier
Par Roulion le 07 décembre 2008

| Saison | Club | Nb matchs | Nb buts |
|---|---|---|---|
| 1974-1975 | FC Metz | 5 | 4 |
| 1975-1976 | FC Metz | 17 | 6 |
| 1976-1977 | FC Metz | 31 | 5 |
| 1977-1978 | FC Metz | 36 | 3 |
| 1978-1979 | AS Nancy Lorraine | 37 | 15 |
| 1979-1980 | AS Nancy Lorraine | 16 | 5 |
| 1980-1981 | AS Nancy Lorraine | 38 | 16 |
| 1981-1982 | AS Nancy Lorraine | 33 | 13 |
| 1982-1983 | AS Nancy Lorraine | 20 | 4 |
| 1983-1984 | Girondins de Bordeaux | 25 | 4 |
| 1984-1985 | Olympique de Marseille | 31 | 10 |
| 1985-1986 | Olympique de Marseille | 34 | 8 |
| 1986-1987 | FC Metz | 37 | 18 |
| 1987-1988 | FC Metz | 28 | 4 |
| 1988-1989 | FC Metz | 21 | 5 |
| 1989-1990 | FC Metz | 34 | 9 |
| 1990-1991 | FC Metz | 21 | 1 |
FC Bruch
- Meilleur buteur du championnat de France de D1 en 1986-1987 avec 18 buts.
- Coupe de France 1988 (Metz)
- Finaliste Coupe de France 1986 (OM)
- 5 sélections en équipe nationale
Sa carrière en club
Bernard Zénier fut dans sa jeunesse l’enfant chéri de la Lorraine. Ses débuts dans le modeste club de Florange, la version lorraine de la Fiorantina sûrement, lui permettent de s’affirmer comme le plus grand espoir de la région. Il rejoint donc à 17 le FC Metz. Pour se première année, il ne prend part qu’à 5 matchs amis en plante 4. Ca pose le bonhomme. Il trouve peu a peu sa place dans l’effectif où sévit en attaque la redoutable doublette Curioni – Braun, qui permet à Metz d’être la meilleure attaque lors de la saison 75/76. Bernard devient titulaire à partir de 77, plus dans un poste d’ailier gauche que de véritable pointe. Grand espoir il est même essayé en équipe de France lors d’un match amical face à la RFA. : « C'était incroyable de retrouver les joueurs dont les photos décoraient encore ma chambre ! Mais j'avais la chance d'avoir à mes côtés deux autres Messins qui débutaient également : André Rey et Patrick Battiston. En fait, nous étions cinq Lorrains, puisque Michel Platini et Olivier Rouyer de Nancy avaient également été retenus par Michel Hidalgo. Lors de ma première sélection, j'avais rencontré la RFA, alors Championne du Monde en titre (1-0). C'était vraiment impressionnant de retrouver en face de moi Franz Beckenbauer, Sepp Maïer, Karl-Heinz-Rummenigge ... En tant qu'ailier gauche, j'étais entré en cours de jeu lors de la dernière demi-heure. ». Il peine cependant à franchir le palier qui le sépare des grands joueurs, et le public lorrain est très exigeant avec lui. Ce supplément de pression gène sa progression et au sortir d’une saison assez moyenne, le club le cède en 1978. De manière assez paradoxale, il rejoint le rival nancéen. Après une première saison énorme, ponctuée de 15 réalisations, Bernard, qui doit faire oublier Michel Platini connaît sa première tuile : une grave blessure. Il revient cependant assez bien et continue de planter. Son efficacité est récompensée par un retour en Equipe de France au printemps 82. Il ne parviendra pas cependant à obtenir une place pour le Mondial espagnol «J'ai le regret d'avoir été blessé au genou à quelques jours du stage de préparation au Mondial 1982, auquel j'aurais peut-être pu prendre part » . En 1983, nouvelle blessure qui le prive d’une partie de la saison à l’issue de laquelle il quitte la Lorraine pour l’ambitieux club de Bordeaux.
L’équipe de Claude Bez part à la conquête de son premier titre de champion depuis les années 50 : Bernard Lacombe et Dieter Muller composent l’attaque et Bernard a du mal à s’imposer dans un effectif très riche, d’autant plus que sa santé lui joue encore des tours. Il ne reste qu’une saison, durant laquelle il joue un nouveau match amical en Bleu, et part pour l’OM qui retrouve la D1. Fer de lance d’une équipe médiocre, il participe grandement au maintien en 85 avec ses 10 buts. Il faut dire que Laurie Cunningham et Kenneth Brylle Larsen, ce n’est pas la sécurité sociale. La saison suivante se passe mieux en championnat avec un maintien tranquille, mais surtout une finale de Coupe de France face à .. Bordeaux, pour laquelle il est… blessé. Avec l’arrivée de Jean-Pierre Papin, Alain Giresse, Blaz Sliskovic ses perspectives s’assombrissent sérieusement du côté de Marseille
Bernard rentre alors à Metz où il connaîtra un fin de carrière assez heureuse : une nouvelle sélection en Equipe de France, la dernière, face à la RDA cette fois-ci : « J'avais bénéficié d'une cascade de forfaits et j'avais été retenu par Henri Michel pour un match face à la RDA. Un autre Messin avait alors débuté : Sylvain Kastendeuch » - puis la victoire en Coupe de France en 1988 face à Sochaux. C’est l’équipe des Thierry Pauk, Sylvain Kastendeuch, Philippe Hinschberger, Carmelo Micciche et autre Eric Black. Avec le temps, Bernard est devenu meneur de jeu. Toujours en délicatesse avec son genou, il marque moins et joue moins souvent. En 1991 il raccroche et laisse le monde pro derrière lui. Il évolue deux saisons en amateur dans le club du FC Bruch, club mosellan.
Que devient-il ?
A la fin de sa carrière, Bernard cherche un peu sa voie : «Après la fin de ma carrière de joueur, j'ai travaillé durant cinq ans dans le domaine des transports avant de retrouver le FC Metz » Il devient alors recruteur pour le club lorrain, ce qui va nuire à sa côte de popularité auprès des supporters. En charge de la détection des jeunes joueurs : « Je suis à l’écoute de toutes les informations qui parviennent au club via une foule grandissante d’agents d’abord, de relations dans le monde du football ensuite. Elles arrivent chez moi mais aussi chez le président ou le directeur général. J’en discute alors avec l’entraîneur en partant toujours du principe de base qui veut que nous sommes à Metz et donc que nous nous devons de tout regarder, de creuser toutes les pistes. Après nous tentons de faire…mais nous ne pouvons rien négliger. »
A son actif on peut citer quelques bons coups comme Meyrieu, Boffin… Il s’appuie sur un réseau d’anciens coéquipiers : « Je peux citer dans cette catégorie Plamen Markov, aujourd’hui sélectionneur de Bulgarie, Luc Sonor, Eric Black, entraîneur à Coventry, Lubos Kubik reparti en République Tchèque, Fernando Zappia en Argentine ou Carlos Curbelo pour l’Amérique du Sud. C’est un réseau qui sert dans la collecte des informations en tous genres. »
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