Antoine Kombouaré

Antoine Kombouaré
Casque d'or
16 novembre 1963
France
Défenseur
Saison Club Nb matchs Nb buts
1984-1985 FC Nantes 18 0
1985-1986 FC Nantes 23 0
1986-1987 FC Nantes 35 2
1987-1988 FC Nantes 31 1
1988-1989 FC Nantes 35 1
1989-1990 FC Nantes 35 0
1990-nov 1990 Sporting Toulon 17 0
nov 1990-1991 Paris Saint Germain 20 0
1991-1992 Paris Saint Germain 32 2
1992-1993 Paris Saint Germain 19 0
1993-1994 Paris Saint Germain 9 0
1994-1995 Paris Saint Germain 26 1
1995-1996 FC Sion 25 7
1996-1997 Aberdeen FC 30 3
1997-1998 Aberdeen FC 13 0
1998-1999 Racing Club de France 92 ? ?
1983 - 1990 :
1990 - nov 1990 :
nov 1990 - 1995 :
1995 - 1996 :
1996 - 1998 :
1998 - 1999 :
  • Champion de France 1994 avec le Paris Saint-Germain.
  • Vice-champion de France D1 1993 avec le Paris Saint-Germain.
  • Vice-champion de France D1 1985, 1986 avec le FC Nantes.
  • Vainqueur de la Coupe de France 1993 et 1995 avec le Paris Saint-Germain.
  • Vainqueur de la Coupe de la Ligue 1995 avec le Paris Saint-Germain.
  • Vainqueur de la Coupe de Suisse 1996 avec le FC Sion.

Sa carrière en club

Né en Nouvelle-Calédonie, le jeune kanak Antoine Kombouaré se ballade dans le championnat local, réputé pour sa faiblesse. A 20 ans il est repéré par le FC Nantes qui le fait venir. Après un an d’apprentissage sur les bords de l’Erdre, Coco Suaudeau le fait débuter en D1 au cours de la saison 1984-85. Doublure naturelle du grand Maxime Bossis, il représente en compagnie de Seth Adonkor puis Michel Der Zakarian l’avenir défensif des jaunes et verts. A l’image du classement des canaris, le jeune Antoine est abonné aux seconds rôles. Le Grand Max est parti, mais Yvon Le Roux est arrivé à l’été 1985 et Antoine doit se disputer une place de titulaire avec Krzysztof Frankowski sur le côté droit. Coco Suaudeau l’essaye ensuite à gauche pour une saison très moyenne où le club termine 12ème. Durant cette période, Antoine apprend à se battre comme jamais. D'ailleurs la légende nantaise des ,esthètes c'est un mythe qu'Antoine démonte sans ambages : « On faisait une opposition le mercredi, entre le s titulaires et les autres : jamais les titulaires ne gagnaient ! C'était un coupe-gorge ! Le match le mercredi, c'était plu s hard que le vrai match de championnat le samedi. A la fin les titulaires ne voulaient plus jouer contre nous, les jeunes... »La place se libère enfin dans l’axe avec le départ d’Yvon Le Roux pour l’OM à l’été 87. Associé à Der Zakarian puis Marcel Desailly, Antoine trouve enfin sa place, malgré le changement de coach. Le Militaire Blazevic apprécie son jeu de tête et son engagement sans faille. Après une 6ème saison sous les couleurs nantaises, Antoine troque le vert contre le bleu et signe à Toulon.

Drôle de choix pour le calédonien que le Sporting Toulon Var. Si la devise du club lui va bien, le contexte est quelque peu explosif. L’expérience sera de courte durée et à l’automne c’est le PSG qui vient le chercher. « C'était Rolland Courbis qui m'avait fait venir et un jour la police débarque au club, un truc de fou. Et Rolland s'est retrouvé en prison...Alors le PSG s'est manifesté. »Sous le maillot parisien, Antoine va se révéler. Après une première saison réussie, il devient ensuite le compère de Ricardo en défense centrale. Le PSG de l’ère Canal+ tranche avec le passé médiatico-familial du président Borelli. En 1992, avec l’arrivée d’Alain Roche et de ses gros mollets, Antoine voit son temps de jeu se réduire. Pourtant c’est lors de cette saison qu’il rentrera dans la légende. En effet, en Coupe d’Europe, le PSG réalise un magnifique parcours et le doit en grande partie à son défenseur. Face à Anderlecht, tout d’abord, en huitième de finale retour, il inscrit le but de la tête de l’égalisation dans les dernières minutes du matchs. Au tour suivant, le PSG affronte le grand Real Madrid. Défait 3-1 à Bernabeu, le PSG arrache sa qualification 4-1 lors du match retour. Au bout de 7 minutes de temps additionnel, Antoine qualifie son équipe d’un coup de tête ravageur qui lui donnera son surnom de Casque d’Or. La légende s’écrit en kanak. Cette même saison il remporte la Coupe de France. La saison suivante, il glane son premier titre de champion de France, mais ne joue que très peu. Si la saison 94/95 lui apporte un peu plus de temps de jeu avec 26 matchs et une Coupe de France à la clef, sa carrière parisienne est derrière lui et il part vers de nouvelles aventures.

Antoine entame sa fin de carrière en Suisse, au FC Sion où il gagne une Coupe nationale, avant de pousser jusqu’en Ecosse. Son jeu de tête, son expérience et son physique sont autant de qualités nécessaires pour réussir dans les Highlands, mais à moins d’être au Celtic ou au Rangers, espérer y gagner un trophée relève du pure fantasme. « Ouah j'ai aimé ! Y'a pas de chichi. Deux saisons fantastiques. je rentrais chez, je sautais encore mettre la tête. Peu de préparation, ça jouait long, sur les deuxième ballons, ça écartait et ça centrait. un jeu très primaire, de combat. Je me susi régalé. le foot britannique, ça ne chambre pas, c'est le corps qui parle »Après 2 saisons, Antoine terminera sa carrière au Racing Club de France, une manière de renouer avec son passé prestigieux.

Que devient-il ?

A l’issue de sa carrière, il passe ses diplômes et prend en main la réserve du PSG. Le club de la capitale n’a pas oublié cette soirée de 1993 et offre donc une planche de salut à son ancien défenseur. A la tête de l’équipe réserve, il réalise un excellent travail unanimement salué. Aussi, lorsque Luis Fernandez est débarqué en 2003, il est pressenti pour reprendre l’équipe fanion. Malheureusement pour lui, le duo Graille - Coach Vahid (son ancien coéquipier à Nantes) lui ferme les portes de l’équipe première.

Antoine part alors pour l’Alsace, dans le Marseille de l’Est. Les Alsaciens réalisent un bon début de championnat et pratiquent un football très offensif qui régale les supporters, peu habitués à de tels envolées. Strasbourg termine à une honorable 14ème place et le jeune entraîneur est loué pour la qualité de son travail. On se souviendra notamment de son premier retour au Parc des Princes. Les supporters l’avaient accueilli chaleureusement avec une banderole « Casque d'or à jamais dans la légende ». Mais la saison suivante est tout autre. Strasbourg joue bien mais joue de malchance et fait un début de saison catastrophique. Lanterne Rouge en novembre, ils perdent Pagis au mercato. Antoine fait les frais de ce départ raté et connaît son premier limogeage.

Il rebondit la saison suivante en remplaçant Daniel Leclercq à Valenciennes, alors en D2. A la force du poignet, il va remonter le club en D1 en l’espace d’une saison et réussir l’exploit de le maintenir cette année en dépit d’un effectif très moyen, voire médiocre… avec Eric Hassli en pointe. Grâce à un intraitabilité à domicile, il parvient à maintenir VA 2 saisons consécutives, même si pour sa dernière année ce fut dans la douleur...

0 l'été 2009, il profite de la fin de contrat non renouvelé de son ancien coéquipier Paul Le Guen pour devenir 'heureux entraneur du PSG... Souhaitons lui bien du courage