Albert Emon

Albert Emon
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24 juin 1953
France
Attaquant
Saison Club Nb matchs Nb buts
1971-1972 Olympique de Marseille 1 0
1972-1973 Olympique de Marseille 2 0
1973-1974 Olympique de Marseille 19 5
1974-1975 Olympique de Marseille 37 12
1975-1976 Olympique de Marseille 32 10
1976-1977 Olympique de Marseille 29 6
1977-fev 1978 Olympique de Marseille 13 4
mar 1978-1978 Stade de Reims 6 4
1978-1979 AS Monaco 28 12
1979-1980 AS Monaco 29 10
1980-1981 AS Monaco 21 4
1981-1982 Olympique Lyonnais 30 5
1982-1983 Olympique Lyonnais 30 12
1983-1984 Sporting Toulon 33 3
1984-1985 Sporting Toulon 34 8
1985-1986 Sporting Toulon 36 10
1986-1987 AS Cannes 33 9
1987-1988 AS Cannes 30 5
1968 - mar 1978 :
mar 1978 - 1978 :
1978 - 1981 :
1981 - 1983 :
1983 - 1986 :
1986 - 1988 :
  • Champion de France : 1972 Olympique de Marseille
  • Vainqueur de la Coupe de France de football 1972 : Olympique de Marseille
  • Vainqueur de la Coupe de France de football 1976 : Olympique de Marseille
  • Vainqueur de la Coupe de France : 1980 AS Monaco
  • 8 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Natif de Berre l'Etang c'est à l'ombre des cheminées petro-chimiques que Bébert fait ses classes, l'école il s'en fout, la seule chose qui l'intéresse c'est le ballon : « Y a que ça qui m'intéressait... Je me sentais bien sur un terrain ou dans la rue. J'étais libre. Je ne suis resté que vingt-deux minutes en sixième. Moi qui voulais apprendre l'anglais et devenir tailleur de pierre, j'ai fait le menuisier. » En effet une vilaine blessure l'a éloigné des salles de classe pendant de longs mois. Remarqué par Mario Zatelli, le pape de l'OM, il arrive à Marseille en 1968, à 15 ans et poursuit son apprentissage : menuiserie le matin, entraînement l'après-midi. Un tour à bois lui a d'ailleurs mangé le bout de l'annulaire de la main droite. « Heureusement qu'au foot, on joue avec les pieds... », plaisante-t-il.

Et ses pieds, il en a 2 aussi bon l'un que l'autre : « Je suis droitier, mais on a souvent cru que j'étais gaucher, parce que c'est avec le pied gauche que j'étais le plus précis. » Enfant, il habitait en face du Vélodrome, chez Mario Zatelli, l'entraîneur. Alors en Cadet, il intègre le groupe pro pour faire le nombre. Dans l'ombre du grand Josip Skoblar, il va tout apprendre de son maître artilleur. De quelques bouts de matchs lors de la saison du doublé, il passera à une place de titulaire indiscutable lors de la saison 1974/75. L'ère brésilienne des Jairzinho est révolue et il s'affirme à la pointe de l'attaque olympienne. Lors de ses 3 pleines années à l'OM il inscrira toujours une dizaine de buts par saison, ce qui lui vaudra d'intégrer l'Equipe de France, même s'il ne participera pas au mondial argentin.

En mars 78 il part faire une pige au Stade de Reims, mais il n'y restera que quelques mois. Non, son grand projet à Albert, c'est de rester dans le sud, sa région : « J'avais parié avec moi-même que je ferais tous les clubs de la Côte d'Azur. C'était peut-être une connerie mais, finalement, j'y suis arrivé.» En effet à Monaco, il arrive dans l'Equipe Championne de France en titre ; il y restera 3 saisons, le temps de soulever une nouvelle Coupe de France, avant de faire un passage à l'OL version Serge Chiesa. Il n'y gagnera évidemment rien. En 1983, il rejoint le Sporting Toulon, où il retrouve son ancien coéquipier Rolland Courbis, qu'il a côtoyé en jeune à l'OM. Il y restera également 3 saisons avant de finir tranquillement sur la Croisette, pour goûter à une pré-retraite méritée, version caniche abricot, un comportement très PACA en somme. Il fait bien un dernier passage à Nice en amateur, « juste pour quelques matchs... pour tirer les coups francs. Faut dire que je n'avançais plus. »

Que devient-il ?

Bébert deviendra entraîneur presque par hasard, en devenant le préparateur physique de son pote Gérard Gili, alors sélectionneur de l'Egypte. L'expérience sera courte mais intense. Il rentre en France et devient l'homme à tout faire de Manosque, dans les tréfonds du CFA. « Joueur, entraîneur, masseur, ramasseur de balles en CFA à Manosque. », tout s'accélère lorsqu'il revient à Marseille fin 1999. D'abord à la tête de l'équipe réserve, et du centre de formation, il met son ego dans sa poche et ne rechigne devant aucune mission. Ainsi sous Tapie 2, il remplacera le vieil Ivic, puis deviendra l'adjoint d'Alain Perrin. Ensuite, il assurera la transition entre José Anigo et Philippe Troussier avant d'être l'adjoint de Jean Fernandez. « Porter le survêt de ce club que j'aime est un bonheur, quelle que soit la place sur le banc... ».

Ainsi, à l'été 2006, alors que l'OM peine à trouver un coach, Albert Emon prend son courage à 2 mains et postule pour la place qui le fait tant rêver. « Pour la première fois, je me suis dit : Tu es capable d'y aller, tu peux le faire...». Il va connaître un début de saison fabuleux, où l'OM tutoie Lyon, avant de s'écrouler à domicile contre ces mêmes lyonnais 1-4. Ensuite, les résultats sont chaotiques et Albert a souvent senti la hache du bourreau au-dessus de son crâne. Mais le retour en forme en fin de saison, lui a permi de sauver sa tête. La défaite en finale de Coupe de France, 2ème consécutive pour le club, n'entame pas sa crédibilité nouvellement acquise, car l'OM parvient à terminer dans les 3 premiers...

Après un début de saison 2007/08 calamiteux, le pire à domicile pour les phocéens avec 2 nuls et 2 défaites en 4 matchs, Albert rend son tablier au soir d'une énième défaite à Auxerre. « Nous l'avons mûrement réfléchie et ce n'est pas sans tristesse que nous la prenons. Mais Albert connaît trop bien le club pour ne pas comprendre notre décision. Et je souhaite qu'il continue à apporter au club sa passion et son expérience comme il le fait déjà depuis tant d'années » déclare pour la circonstance Pape Diouf le président de l'OM. Il s'est vu proposer un poste à la cellule de recrutement-observation du club, déjà composée de Franck Passi, Jean-Philippe Durand et Josip Skoblar notamment. Il a prolongé son contrat avec le club jusqu'en 2012, même si ses émoluments ont dû être nettement revus à la baisse...

Après 1 an et demi passé la cellule de recrutement de l'OM, Albert Emon a retrouvé un poste d'entraineur. C'est à l'AS Cannes, qui évolue en National, qu'il pose ses valises pour la saison 2009-2010.