Alain Giresse

Alain Giresse
Gigi
2 août 1952
France
Milieu
Saison Club Nb matchs Nb buts
1970-1971 Girondins de Bordeaux 24 3
1971-1972 Girondins de Bordeaux 28 4
1972-1973 Girondins de Bordeaux 22 3
1973-1974 Girondins de Bordeaux 31 11
1974-1975 Girondins de Bordeaux 36 11
1975-1976 Girondins de Bordeaux 30 13
1976-1977 Girondins de Bordeaux 37 16
1977-1978 Girondins de Bordeaux 35 11
1978-1979 Girondins de Bordeaux 38 6
1979-1980 Girondins de Bordeaux 37 12
1980-1981 Girondins de Bordeaux 33 6
1981-1982 Girondins de Bordeaux 34 14
1982-1983 Girondins de Bordeaux 35 12
1983-1984 Girondins de Bordeaux 34 16
1984-1985 Girondins de Bordeaux 36 11
1985-1986 Girondins de Bordeaux 29 9
1986-1987 Olympique de Marseille 34 4
1987-1988 Olympique de Marseille 33 1
1970 - 1986 :
1986 - 1988 :
  • Champion de France : 1984 et 1985.(Bordeaux)
  • Vainqueur de la Coupe de France : 1986. (Bordeaux)
  • Meilleur buteur de l'Histoire des Girondins de Bordeaux (159 buts)
  • Meilleur buteur de la Coupe UEFA : 1983 (7 buts).
  • Vainqueur de l'Euro 1984.
  • Troisième de la Coupe du Monde 1986.
  • Quatrième de la Coupe du Monde 1982.
  • 47 sélections en équipe nationale

Sa carrière en club

Le jeune Alain Giresse débarque aux girondins tout jeune, sur la recommandation de son père footballeur amateur de la région. Dans les années 70, Bordeaux est un club de seconde zone, plus habitué à jouer le maintien que le haut de tableau. Ainsi, au bord du gouffre, les girondins tentent le pari de la jeunesse et c’est ainsi qu’Alain, jeune milieu offensif, débute en pro en 1970. Malgré d’excellents jeunes (Philippe Bergeroo, Jean Gallice...), le club a du mal à décoller, dans une ère marquée par l’ASSE, l’OM et le FC Nantes… Alain est le capitaine d’un rafiot en quête d’avenir, ou la poursuite de son passé, c’est selon. Malgré des résultats moyens, fin technicien, meneur de jeu de poche comme le foot en a toujours connu, il débute en Equipe de France en 1977, il ne la quittera plus, même s’il ne sera pas retenu pour le voyage en Argentine.

Giresse et Claude Bez
En 1979, tout va changer. Claude Bez prend la tête des Girondins et amorce un virage à 90° dans la politique du club. Président ambitieux, fort en gueule avec ses moustaches tombantes et son gros bide, il recrute des joueurs confirmés pour faire de son Bordeaux une équipe à son image : talentueuse et avec beaucoup de caractère. Il récupère ainsi Marius Trésor et Bernard Lacombe en 1980 : la colonne vertébrale de l’équipe est constituée. Aime Jacquet débarque également sur le banc. L’équipe va rapidement monter en puissance, retrouvant l’Europe en 1981 puis gagnant enfin un titre en 1984 à l’arrachée : « C’est l’explosion. Nous remportons ce titre à Rennes puisque nous gagnons 3-21. Nous sommes champions à la différence de but. »

Savant mélange de joueurs d’expériences et de jeunes, l’équipe survole le championnat 84/85, avec 25 victoires et 9 nuls. « Quand on jouait à Bordeaux, on ne se posait pas la question de savoir si nous allions gagner mais plutôt de savoir combien on allait marquer de buts. Quand vous avez cette sensation, vous êtes costaud ! » Il ne faudra que la Juve pour arrêter la machine : « Nous passons à côté du match aller. Cela se traduit par un score sans appel (3-0). Contre la Juventus, c’est trop tard. » Rassasié, l’équipe bordelaise peine à retrouver ses vertus en 1986, même si elle gagne la Coupe de France au dépens de l’OM. gigi débloque la situation en toute fin de prolongation d'un somptueux lob sur Joseph-Antoine Bell. Au niveau européen, les girondins se font surprendre au 1er tour par les turcs de Fenerbache. C’est la fin d’une période pour Gigi.

Giresse-seville
Parallèlement à son ascension en club, Gigi deviendra une pièce maitresse de l’Equipe de France et du fameux carré magique avec Jean Tigana, Bernard Genghini et Michel Platini. En 1982, il découvre la coupe du monde. Il sera de ceux qui sauront remobiliser l’équipe après la défaite de Bilbao contre l’Angleterre. « J’en ai bavé devant mon poste de télé pour ne pas laisser tombé une fois en Espagne. En plus, j’étais bien dans mon club. Je ne voulais pas me prendre la tête. Je me rappelle avoir fait des interventions directes et marquantes pour ne pas « déconner » en interne. ».On retiendra de sa coupe du monde son troisième but contre la RFA à Séville, qui ne suffira malheureusement pas. « Le but de Séville résume dans l’attitude et le comportement tout ce que nous vivions de l’intérieur. Toutes ces émotions sortent au grand jour. »

2 ans plus tard, il fait partie de l’équipe championne d’Europe. Enfin, en 1986, il sera toujours là dans un carré magique où Luis Fernandez à remplacé Bernard Genghini. Nouvelle défaite en demi face à l’Allemagne, mais avec un parcours autrement plus flatteur : l’élimination de l’Italie championne en titre puis du Brésil, un peu avec chance. A son retour du mondial quelque chose a changé, une sorte de fin de cycle. Agé de 34 ans, le club a préparé l'avenir en recrutant Philippe Vercruysse et Jean-Marc Ferreri, tout deux présents au Mexique, mais également les jumeaux Vujovic, Zoran et Zlatko. Autant dire que pour Gigi, malgré 14 ans de bons et loyaux services, la fin s'annonce brutale.

Alain quitte alors Bordeaux pour l’OM de Bernard Tapie. « Tout se joue très mal. Cela ne me ravit pas. Quand je parle de période « charnière », toutes les incompréhensions de l’époque partent de là. La Coupe du Monde ne m’aide pas pour revenir dans le club avec la même position. De là s’enclenche un processus. On se braque. Malheureusement, on n’a pas trouvé de solution. ». Lors du match à Bordeaux, Giresse est conspué, comme un vulgaire Fabrice Fiorèse. Il boira même le calice jusqu'à la lie : nouvelle finale de Coupe de France face… à Bordeaux, champion de France. L’OM s’incline 2-1 grâce à une magnifique tête plongeante de Philippe Fargeon. Il y a des départs qui sont malheureux. Bien qu'au crépuscule de sa carrière, il marquera de son empreinte l'OM, réalisant notamment un but magnifique face à l'Hadjuk Split en Coupe des Coupes. resteront également dans les mémoires les rencontres face à bordeaux, occasions de show médiatiques pour les présidents. A l’issue de la saison 87/88, Giresse raccroche tout simplement « Il y a toute une préparation pour ce dire : « c’est le moment ». Un sportif a son orgueil. Il préfère partir avant qu’on lui propose d’arrêter. Pendant six mois, on marche au radar. » Chapeau Gigi.

  1. 1. En fait Alain Giresse confond... Bordeaux est champion en gagnant 2-0 contre Rennes et Alain est blessé pour ce match.

Que devient-il ?

Quand Gigi raccroche il ne sait pas trop ce qu’il va faire. « ''En fait on y pense sans y penser ! On est trop pris par notre passion. On se dit que l’on va rester dans le milieu. On tâtonne un peu. On revient vers le football.'' » Il commence par faire des commentaires radio, puis en 1993 prend le chemin des banc de touche et devient entraîneur. Il débute au TFC où il reste 3 ans. Il permettra au club de retrouver l’élite grâce à un François Caldéraro de feu, puis installera durablement les toulousains en D1.

En 1998, il obtient une promotion : il sera le coach de Bietry au PSG. Le Gros Charles, a tout prévu : il achète les joueurs avant le coach, qui se retrouve à la tête d’un effectif non désiré. L’échec est inévitable et au bout de 8 journées seulement Giresse est invité à rendre son tablier, ce qui l’a profondément marqué. Il faut dire que l’élimination face au Maccabi Haifa a pesé lourd dans la balance « ''J’étais dans un contexte très difficile. Il y a eu trois entraîneurs, un changement de président et une équipe qui n’était pas adapté pour Paris. Beaucoup de gens ne veulent pas que le président réussisse. Comme toujours, l’entraîneur est la dernière roue du carrosse dans ces cas-là.'' ».

Il revient à Toulouse en 1999 et connaît une montée sportive mais le TFC est mal armé pour l’élite. En octobre il est à nouveau remercié. S’en suit un long parcours formateur à la tête de club et de sélections exotiques : le FAR de Rabat entre 2001 et 2003, puis la sélection géorgienne en 2004. Il n’y restera qu’un an.

En 2006, il prend les rennes de la sélection gabonaise… Sa mission est simple : qualifier le Gabon à la CAN 2008. Cela semble tout de même assez délicat puisque pour se qualifier, les gabonais doivent gagner leur dernier match face à la Côte d’Ivoire par 6 buts d’écarts… Enfin, on se disait ça aussi, avant PSG –Steaua Bucarest en 97. Malgré une non qualification pour la CAN 2008, Alain Giresse est resté à la tête du Gabon, qu'il a réussit à qualifier pour la CAN 2010, mais pas pour la Coupe du Monde. Après un 1er tour mi-figue, mi-raisin, un temps qualifié au dépend du Cameroun, le Gabon est éliminé à l'issue du 1er tour sur un détail du règlement. Girese, qui avait annoncé au Président la qualification fait les frais de cette comme désastreuse. Il est remplacé par Gernot Rohr